Le Samoyède serait le plus ancien chien domestiqué au monde. Sa provenance se situe en Sibérie septentrionale, à l’Ouest du fleuve Inisseeï et à l’Est du mont Oural. Les Samoyèdes tirent leur nom de la tribu mongole des Samoyèdes. Le Samoyède, à l’origine, n’était pas seulement un chien de trait mais ils gardaient aussi les rennes. Utilisé aussi en chien de traîneau, de compagnie, il garde encore intact l’instinct de ses utilisations d’antan. Il paraît que le soir le Samoyède allait dans le tipi pour réchauffer la famille lorsque les températures se faisaient froides. Les Mongoles Samoyèdes tenaient beaucoup à leurs chiens, tellement que les explorateurs eurent du mal à s’en procurer et certains prétendent que les Samoyèdes préféraient se séparer de leur épouse que de leur chien ! Le Samoyède fut beaucoup employé dans les expéditions (Nansen, Jackson, le duc des Abruzzes...). Son élevage débuta d’abord en Angleterre grâce à Monsieur Kilburn Scott avec des sujets comme Houdin, Antartic Buck (ramené d’un zoo de Wellington par M. Kilburn Scott), la championne Ayesha, le champion Kara Sea ainsi que Musti. En France, le premier Samoyède qui fut ramené venait du front russe et se nommait Fingal. L’elevage du Samoyède commença donc dans les années 1920. Citons quelques affixes qui marquèrent le début de son élevage : L’Altaï, à Mme Minault, des Carlades, au Dr Delort. Le club, qui s’appellait autrefois : réunion d’amateur du Samoyède et chiens nordiques, fut fondé en 1951 et est devenu Club Français des chiens nordiques en 1984 puis changea encore de nom pour se nommer (de nom définitif) Club Français des chiens nordiques et spitz du japon, en septembre 2000. PAS TOUJOURS BLANC COMME NEIGE Le Samoyède, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’a pas toujours été blanc. En effet, autrefois, les couleurs étaient mélangées. Certains étaient noirs, d’autres étaient chocolat ou bien blanc avec quelques marques biscuits ou tout blanc ou tout noir ou tachetés ou encore couleur crème. Les sujets noirs furent bien vite oubliés et même mentionnés avec réticence. Petit à petit, le gêne blanc fut dominant dans la race.